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Opposant la majorité du comité central, partisan d' une politique réformiste, a l' ensemble de l' organisation
demeure partisan de l'action révolutionnaire. Coupe du contact direct avec les hommes mêmes de son
part, Messali est désarçonne par l' impatience des jeunes activistes qui veulent tout et tout de suite. Il insiste
sur toute les formes de la préparation révolutionnaire, l' instruction des militants, la lente poussée collective.
C'est pourtant lui qui protège ces jeunes regroupes dans l' Organisation spéciale (O.S), branche armée du
M.T.L.D crée en 1947.
Du 13 au 15 juillet 1954, la majorité du M.T.L.D se réunit en congres a Hornu, élit Messali a vie et exclut
les huit principaux dirigeants juges responsables de réformisme qui sont connus sous le nom de
CENTRALISTES.
Messali fait parvenir a ce congres un message ou il laisse entrevoir la préparation d' une lutte effective pour
l' indépendance de l'Algerie. Il écrit :<< Au point de vue tactique, le moment est extrêmement favorable
pour tenter de lier le problème algérien a celui du Maghreb Arabe et par la même internationaliser le
problème algérien. ... cela et du domaine de la diplomatie qui, pour réussir doit être appuyée sur une
politique intérieure révolutionnaire. Il n' y a pas plusieurs façons d' internationaliser un problème : il faut s' y
mettre ou se démettre. >>
Ce n' est pourtant pas lui qui est a l' origine du déclenchement de l' insurrection le 1er novembre 1954 mais
un noyau d' hommes jeunes, fatigues par les luttes de tendances, et agissant pour des motivations diverses.
Ces militants regroupes dans le Comité Révolutionnaire pour l' Union et l' Action C.R.U.A vont former le Front de
Libération National F.L.N.
Instruit par toute l'extérieur de son passe, Messali reste insensible a l' idée de l' unité
a tout prix. Il refuse de diluer ses objectifs propres dans un grand rassemblement qui englobe des
réformistes, (F. Abbas), des religieux (les Oulamas), des communistes. Comme a son habitude, il espère
puiser dans son superbe isolement les ressources propres a faire jaillir son organisation, rebaptiser
Mouvement National Algérien M.N.A.
Les accusations pleuvent : culte de personnalité, mégalomanie, sectarisme... Coupes de toute aide des pays
arabes prives en armes et en ravitaillement, isoles du mouvement ouvrier français qui opte pour le front,
les partisans de Messali cèdent progressivement du terrain. Les divergences politiques vont se régler a coup
d' armes automatiques. F.L.N contre M.N.A, le combat sera sanglant. accule par les maquis du F.L.N,
Bellounisgeneral du M.N.A, pactise avec la France. C'est la fin, la débandade. En 1958, Messali se rallie aux
propositions du général de Gaulle. des lors, les divergences avec le F.L.N tendent a s' estomper aux yeux
des militants qui restent encore au M.N.A.
En janvier 1959, Messali Hadj est libère. Le M.N.A va éclater en différentes fractions, tendances qui pour
certains d' entre elles rejoindront le F.L.N vaincu, le vieux leader se retire de la scène politique. Il refuse de
participer a la conférence déviant et abandonne le pouvoir a ceux qui l' accusaient de vouloir s' en emparer.
Il reste en France ou il termine sa vie, vivant modestement et s' attelant a la rédaction de ses Mémoire
commencées en 1970. Il meurt en juin 1974 en France.
La mort l' arrache enfin a l' exil pour le rendre a Tlemcen, sa ville natale. La, plusieurs milliers de personnes,
prévenues de bouche a oreille, lui feront de grandioses obsèques le 7 juin, accompagnant son cercueil en
chantant l'hymme du P.P.A.